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La garantie d'une eau de qualité

Des captages protégés

Les lois sur l’eau de 1964, 1992 et 2006 précisent la nécessité pour les collectivités publiques de mettre en place des périmètres de protection autour de leur(s) captage(s). Ces périmètres sont de trois ordres :

Sur les huit ressources distinctes du syndicat, cinq sont déjà dotées de périmètres de protection. Cette action prioritaire engagée en 2001 est complexe car elle exige une déclaration d’utilité publique pour chaque point de captage. C’est une procédure administrative longue et lourde. Les procédures ont été engagées par le syndicat pour les trois dernières ressources en eau : la prise d’eau du canal de la Siagne, la source de la Foux à Saint Cézaire-sur- Siagne, ainsi que la prise d’eau du Loup à Cipières.

Pour la prise d’eau du canal de la Siagne, le syndicat a décidé d’intégrer ce captage dans la procédure générale de mise en place des périmètres de protection du canal de la Siagne (Cf. supra canal de la Siagne). Il est apparu illusoire de protéger la prise d’eau du canal, sans protéger le canal sur les 45 km de son parcours. Cette procédure concerne pas moins de 2500 parcelles depuis Saint Cézaire jusqu’à Mougins. Le dossier d’enquête a été déposé dans le courant de l’année 2010 et est toujours en cours d’instruction par les services de l’Etat. Pour le captage de la source de la Foux, le dossier d’enquête déposé en 2008 est toujours en cours d’instruction par les services de l’Etat.

Pour la prise d’eau du Loup, le dossier de demande de déclaration d’utilité publique pour l’actualisation des périmètres de protection tenant compte de la nouvelle installation de captage a été déposé dans le courant de l’année 2009 et instruit par les services de l’Etat au cours de l’année 2010. L’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique des périmètres de protection se déroulera en 2011.

Des filières de traitement adaptées

Pour garantir cette qualité, le premier travail porte, bien sûr, sur les unités de production d’eau qui présentent chacune une filière de traitement adaptée à l’eau brute à traiter. Dans la partie du rapport relative au service, les différents types de process ont été présentés. Ils sont variés, mais tous répondent à un seul objectif : produire de l’eau qui soit conforme aux réglementations, qui conserve ses qualités gustatives et nutritives.

Des équipements sécurisés

Toutes les usines de production ont fait l’objet en 2004 d’investissements spécifiques de contrôle d’accès et d’anti-intrusion. Ces équipements sont, aujourd’hui, pleinement opérationnels et les usines bien protégées.

Des dispositifs de suivis qualitatifs adaptés

Le syndicat a investi dans l’installation de deux stations d’alerte à la pollution sur le canal de la Siagne, au niveau de l’usine de Saint Jacques à Grasse et à l’usine de Nartassier à Mougins. Avec la station d’alerte de l’Apié, ces équipements assurent un suivi en continu (24h/24) de l’eau brute avant qu’elle n’entre dans l’usine de traitement. En cas de défaut, l’usine est mise à l’arrêt pour déterminer la nature de la pollution et évaluer les risques sur la santé humaine. De plus, dans le cadre d’un programme d’investissement baptisé « vigipirate », le SICASIL a équipé tous les réservoirs de dispositifs antiintrusion et de suivi continu de la qualité de l’eau. Les contrôles qualitatifs de l’eau se sont donc rapprochés des usagers pour une meilleure sécurité d’approvisionnement. L’assurance de la qualité de l’eau n’est donc pas une fatalité, c’est bien le résultat d’une volonté politique, d’un travail de professionnel suivi par des réalisations innovantes et fonctionnelles. C’est dans cet esprit que le SICASIL travaille en synergie avec son exploitant la Lyonnaise des Eaux.