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Le coût

Le prix est-il le seul critère de comparaison entre les services d'eau ?

Non. Il est tout à fait normal de constater une variabilité générale du prix de l’eau sur le territoire national, car ce prix est établi à partir de nombreuses variables qui sont différentes d’un service de l’eau à l’autre. Ainsi, les principaux déterminants du prix de l’eau sont les suivants :

  • les facteurs géographiques ;
  • les facteurs techniques ;
  • le niveau de la qualité du service ;
  • le mode de gestion et la politique patrimoniale.

Ces différents déterminants ont des influences diverses directes ou indirectes sur les charges financières du service. Et celles-ci se répercutent mécaniquement sur le calcul et donc sur le niveau de prix de l’eau. Afin d’illustrer simplement cette démonstration, plusieurs exemples de facteurs déterminants du prix de l’eau sont explicités ci-contre. Le prix est-il le seul critère de comparaison entre les services d’eau ? * Donnée calculée à partir de la publication réalisée par le Service de l’observation et des statistiques du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement en décembre 2010.

Les facteurs géographiques

  • La distance entre le lieu de captage de l’eau brute et les lieux de traitement et de consommation ;
  • la nature de la ressource en eau utilisée : eau de surface, eau souterraine, eau profonde ;
  • la densité de l’habitat des zones desservies et l’étendue des zones à desservir ;
  • le caractère saisonnier de la population.

Les facteurs techniques

  • L’existence de périmètres de protection des ressources en eau ;
  • Les techniques de traitement utilisées selon la qualité des eaux brutes et du produit fini souhaité ;
  • Le niveau de sécurisation du service : les interconnexions du réseau / l’existence de plusieurs ressources ou de ressources de substitution / le nombre et l’interchangeabilité des usines de production d’eau ;
  • Le linéaire de réseau par rapport au nombre de branchements ;
  • Le rendement du réseau ;
  • L’existence d’études prospectives et l’exécution d’un programme de travaux pluriannuel ;
  • Les choix techniques quant à la durabilité des matériaux et des équipements installés sur l’infrastructure de desserte ou de collecte ;
  • L’éventuel surdimensionnement des équipements pour répondre aux besoins en pointe ;
  • La réalisation de prestations de service pour d’autres collectivités : la vente d’eau en gros / le traitement des effluents ;
  • Les techniques de traitement utilisées pour l’épuration des eaux usées selon la qualité des eaux du milieu récepteur.

Le niveau de la qualité de service

  • Le service aux usagers : fiabilité quantitative, fiabilité qualitative, assurance fuite ;
  • La prise en compte des exigences en faveur de la préservation du milieu naturel ;
  • Les prestations du service client : numéro d’appel gratuit, plage d’ouverture de l’accueil, moyens de paiement diversifiés, service d’astreinte, engagement sur les délais d’intervention.

Le mode de gestion et la politique patrimoniale

  • La gestion à l’échelle communale ou intercommunale : technicité des process, taille critique des équipe- ments, économies d’échelle, expertise technique ;
  • La gestion déléguée ou en régie directe ;
  • La politique de renouvellement des équipements établie sur des critères technico-économiques et qui ne reporte pas les investissements sur les générations futures ;
  • Le taux de subventions d’équipement obtenues.

Ainsi la comparaison strictement tarifaire entre deux services n’a que très peu de sens. Le prix n’est donc pas le seul critère d’appréciation car il ne reflète pas la performance du service, le niveau de qualité et de durabilité du service proposé au consommateur et la manière dont est intégré le respect de l’environnement dans la gestion du service.

La mise en place d’indicateurs de performance sur les services d’eau permettra peut-être d’apporter des données plus rationnelles pour comparer les services entre eux. Un décret ministériel est d’ailleurs paru à cet effet le 2 mai 2007.

L'évolution du prix du service : une baisse durable

Le graphe ci-dessus présente l’évolution de la part « eau potable » sur une période de 2002 à 2010. A supposer que le mètre cube d’eau vale 1 en 2002, il aurait aujourd’hui au 1er janvier 2011 une valeur de 0,95, ce qui équivaut à une baisse de près de 5 % sur 9 ans. Cette valeur est à rapporter à l’évolution moyenne annuelle nationale du prix de l’eau qui se situe sur cette période à 2,4 % par an, valeur qui aurait conduit entre 2002 et 2011 à une hausse de 24%.

L’eau du robinet entre 100 et 300 fois moins chère que l’eau embouteillée ! Un litre d’eau du robinet coûte 0,3 centime d’euro. Ses qualités gustatives et sanitaires sont excellentes, et en plus vous n’avez pas à la transporter. Elle arrive directement chez vous !

Ainsi, entre 2002 et 2011, le prix de l’eau du SICASIL a baissé de près de 5 %, là où sur cette même période, le prix de l’eau moyen en France a augmenté de 24 %. Ce graphe met également en évidence deux faits majeurs :

  • la baisse substantielle du prix de l’eau au SICASIL en 2005 de 18% en moyenne pour une consommation annuelle de 120 m3 ;
  • l’effet très pertinent de la limitation de l’évolution du prix de l’eau au coût de la vie depuis 2005 qui a permis de contenir cette évolution à 10 % sur six ans, là où le coefficient d’évolution contractuelle aurait conduit à une hausse de 17 %, soit au final près de 7 % d’économie supplémentaire pour tous les usagers à rajouter aux 18 % de baisse.

Ce double effet, qui résulte des résultats très positifs des négociations contractuelles de 2005, permet de confirmer la baisse durable du prix de l’eau potable du SICASIL.

Actualités

Mise en service jeudi 22 décembre à midi d’une microcentrale hydroélectrique innovante du SICASIL Lire le communiqué

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