Deux indicateurs techniques, sont essentiellement suivis et carac-téristiques du fonctionnement et de l’état du réseau de desserte, le rendement et l’indice linéaire de pertes. C’est le rapport entre le volume consommé par les usagers et le volume introduit dans le réseau au niveau des usines de produc-tion. L’écart entre ces deux valeurs est dû aux pertes en distribu-tion et aux volumes non ou mal comptabilisés. Pour l’année 2006, le rendement est de 73,9 %, soit en baisse de 0,5 % en valeur absolue par rapport à 2005. 194 réparations sur canalisations (+23,6 %) et 564 réparations sur branchements (-14,1 %) ont été effectuées par la Lyonnaise des Eaux, en 2006. C’est un indice très performant représentant l’état du réseau. Il représente le volume de pertes exprimé en m3 par km de réseau et par jour. Sa valeur pour l’année 2006 est de 20,2 m3/km/j, avec une évolution maintenue à la baisse : -1 % par rapport à 2005. En valeur absolue, l’ILP est à un niveau insuffisant, mais en revanche son évolu-tion est satisfaisante. Les pertes et les fuites peuvent avoir plusieurs origines. - les fuites sur canalisation ;
- les fuites sur branchement ;
- les besoins du service (lavage des réservoirs, purges de canalisation ….) ;
- le vol d’eau (utilisation frauduleuse des bornes incendie, branchements clandestins…) ;
- les dysfonctionnements des systèmes de comptage ;la défense incendie.
On peut constater que les tendances d’évolutions du rendement et de l’ILP sont vertueuses.Nous commençons à mesurer les résultats d’un travail technique et de gestion du réseau de longue haleine. A l’occasion des négociations contractuelles de 2004 qui se sont formalisées dans l’avenant numéro 5, le SICASIL a souhaité que la réduction des pertes devienne une véritable priorité dans la gestion de notre service.Ainsi, la Lyonnaise des Eaux s’est donc engagée contractuellement à atteindre en 2009, un rende-ment de 80 % et un ILP de 12m3/km/j.Réduire les pertes et les fuites, c’est une nécessité dans un contexte où la demande en eau potable est croissante et, où le milieu naturel est soumis à de plus en plus de pression anthropique.L’avenant 5 a ainsi prévu des mesures d’accompagnement technique de cette politique, à savoir l’installation sur le réseau de nombreux points de mesure du débit, pour un montant de 1,4 millions d’euros.
Cette opération financée entièrement par Lyonnaise des Eaux, et soutenue financièrement par l’Agence de l’Eau, a été engagée en 2005.
La mise en place des différents équipements de comptage définis dans le programme de sectorisation du réseau de distribution a été finalisée en 2006. Le réseau d’eau potable du SICASIL est découpé en 40 secteurs. L’enregistrement en continu des débits transitant dans chaque secteur et plus particulièrement le débit nocturne va permettre de suivre d’éventuelles anomalies et de localiser ainsi les fuites.En économisant l’eau, le SICASIL revendique son militantisme en faveur de l’environnement. |