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Les ressources en eau

Les ressources en eau sollicitées par le SICASIL pour l’approvisionnement en eau sont de trois natures distinctes :

  • les eaux issues des massifs karstiques alimentant les canaux de la Siagne et du Loup ;
  • la nappe côtière de la Siagne ;
  • le lac de Saint Cassien

Sommaire

 Les ressources issues des massifs karstiques 
    Prise d'eau de la Siagne
    La source de la Foux
    La source des Veyans
    Les sources de Gréolières
    La source de Bramafan
    La prise en eau de Bramafan dans le Loup

 Puits de la vallée de la Siagne 
 Réservoir de Saint Cassien


Les ressources issues des massifs karstiques

Prise d'eau de la Siagne

La Siagne, prend sa source sur la commune d’Escragnolles au pied des massifs de l’Audibergue et du Thiey. Une dérivation permet de capter une partie du cours d’eau pour la destiner à la production d’eau potable. Cette prise d’eau, située à Saint-Cézaire-sur-Siagne est constituée d’un barrage de captage. Cet équipement constitue le point de départ du canal de la Siagne qui conduit l’eau jusqu’aux usines de traitement. Le syndicat dispose d’une autorisation de prélèvement de 900 litres/sec (l/s). En période de sécheresse sévère, le débit disponible peut chuter à 390 l/s seulement.

En 2006, les équipements réalisés au niveau de la prise d’eau de Saint-Cézaire pour contrôler et assurer préci-sément la restitution du débit réservé de 87,5 l/s à la rivière ont été mis en service.

Ce dispositif de restitution répond complètement et durablement aux exigences réglementaires pour le respect de la vie aquatique et aux attentes de l’association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique (AAPPMA) de Saint Cézaire sur Siagne.

Au cours de l’étiage 2006, cette ressource a présenté des niveaux de production extrêmement faibles et compa-rables à ceux enregistrés durant l’étiage de 1990, qui constitue l’étiage de référence enregistré depuis ces vingt cinq dernières années.

La source de la Foux

Elle surgit à trois kilomètres au Nord Ouest de Saint-Cézaire, en rive gauche de la Siagne. La source émerge d’une cavité qui se développe sur plus de 7 km au sein des calcaires du jurassique inférieur. Elle repré-sente l’extrémité d’une rivière souterraine de plus de 2500 mètres de long. Ses eaux sont dirigées vers le Canal de la Siagne. Une surverse et un déversoir permettent de restituer à la rivière une partie du débit de la source. Le débit de la source est extrêmement variable (80 à 3000 l/s). Il constitue un débit d’appoint à la prise d’eau en rivière.

Dans le cadre de la régularisation de l’autorisation du prélèvement d’eau et de la mise en place des péri-mètres de protection, le syndicat a engagé durant l’année 2006 une étude d’incidence conformément aux exigences réglementaires. Cette étude va permettre de caractériser la ressource en eau d’une part, les milieux récepteurs d’autre part et d’apprécier l’impact des prélèvements sur le milieu naturel. Le syndicat compte déposer auprès de Monsieur le préfet des Alpes-Maritimes le dossier de Déclaration d’Utilité Publique de prélèvement et d’instauration des périmètres de protection de cette ressource dans le courant de l’année 2007.

Le volume annuel prélevé en 2006 est en hausse de 45% par rapport à l’année précédente. En revanche, la mobilisation de la source durant la période estivale est équivalente à l’année précédente, l’augmentation provient d’une sollicitation plus importante en saison hivernale.

Cette ressource a bien résisté à la sécheresse estivale. Ces capacités de production se sont maintenues pendant la période d’étiage.

La source des Veyans

 Au beau milieu de la Siagne, surgit la source des Veyans, située sur la commune du Tignet. Le syndicat a installé, à ce niveau, un dispositif de captage. Les eaux sont reprises par une station de pompage et viennent compléter le débit du canal de la Siagne. La ressource prélevée par la station de pompage est constituée d’un mélange des eaux de la Siagne et de la source des Veyans.Le volume d’eau pompé est déterminé en fonction des besoins d’eau et des conditions climatiques.Cette ressource est utilisée principalement pendant les périodes de manque d’eau. Un prélèvement de 450 l/s est autorisé à condition que soit maintenu dans la Siagne, un débit minimum de 200 l/s en aval de la dérivation

La mobilisation de la ressource des Veyans pour l’année 2006 est importante. Elle est en hausse de près de 110 % par rapport à l’année précédente. Cette augmentation reflète le caractère exceptionnel de la sécheresse estivale 2006.

La source des Veyans a été uniquement captée pendant la période estivale et ce, pour pallier la diminution naturelle des autres ressources du syndicat.

Cette source présente en effet la particularité d’assurer, même en période de sécheresse, un débit équivalent au droit d’eau de 450 l/s. C’est une valeur sûre pour les besoins du service de l’eau

Les sources de Gréolières

Les sources de Gréolières constituent le point de départ du canal du Loup.Elles se situent en rive gauche de la rivière, à 3 kilomètres à l’ouest du village de Gréolières. Il y a 2 émergences principales, dites “source amont” et “source aval” qui sont captées par galeries et réunies dans un bassin. Les “sourcettes” viennent compléter les sources principales.

Les sources de Gréolières sont les exsurgences inférieures d’un réseau hydro-graphique puissant, issu de la profondeur des calcaires jurassiques du massif du Cheiron. Le syndicat dispose d’un droit d’eau, conjointement à la source de Bramafan, de 700 l/s. Lors des périodes d’à sec fort, leur débit peut descendre à 175 l/s. Le syndicat a obtenu la déclaration d’utilité publique des périmètres de protection des captages des sources de Gréolières le 10 juin 2005.

En 2006, la mobilisation des sources de Gréolières a été équivalente à celle de l’année précédente que ce soit en moyenne annuelle, ou en moyenne journalière durant la période estivale.

La source de Bramafan

C’est à 500 mètres au Sud du pont de Bramafan que se situe la source du même nom. Très proche du célè-bre “Saut du Loup”, c’est une belle source sur la commune de Cipières.Son débit est très fluctuant : de 10 à 2810 l/s. Elle est alimentée à partir des plateaux karstiques de Caus-sols et de Calern, qui dominent le village de Gourdon. Les eaux sont recueillies dans une galerie de captage située parallèlement au Loup.

Le syndicat a obtenu la déclaration d’utilité publique des périmètres de protection des captages de la source de Bramafan le 5 avril 2005.

La source de Bramafan est sans nul doute la ressource la plus touchée par la sécheresse. Depuis trois ans, la région est en déficit pluviométrique sévère. La ressource marque en 2006 une forte diminution de ses capacités de production en réponse à cette situation.

Le prélèvement annuel est en diminution de 20% par rapport à l’année précé-dente. Sur la période juin/juillet/août 2006, la baisse de production enregistrée s’élève à -55%. Au plus sec de l’été la source produisait seulement 14 l/s.

La prise en eau de Bramafan dans le Loup

Ce captage a fait l’objet de travaux récents en 2005 afin d’améliorer la fiabilité de l’ouvrage qui présentait des problèmes d’exploitation récurrents. A présent, la prise d’eau est installée sous le lit de la rivière, ce qui revêt un caractère indéniablement innovant. Son fonctionnement est particulièrement respectueux du cours d’eau, et du milieu aquatique.

La prise d’eau capte 100 l/s dans la rivière du Loup qui correspond au droit d’eau fixé par les arrêtés du 3 juin 1949 et 18 avril 1950. Toutefois, elle a été dimensionnée pour un prélèvement de 800 l/s, qui permettrait de pallier en secours les prélèvements des sources de Gréolières et de Bramafan, en cas de problème de pollution ou de rupture de l’adducteur sur le tronçon amont du canal du Loup.

Dans le cadre de la procédure engagée pour l’obtention de déclaration d’utilité publique des périmètres de protection de la prise d’eau de Bramafan dans le Loup, le syndicat a fait procéder en 2006 à l’actualisation de l’avis hydrogéologi-que, pour adapter le tracé des périmètres au nouveau système de prélèvement.

En 2006, le prélèvement annuel s’est élevé à plus de 680 000 mètres cubes soit une augmentation de l’ordre de 13% par rapport à l’année précédente.

En période estivale, l’installation de captage sous-fluvial a été sollicitée à hauteur de 50 l/s lors du mois de pointe soit près de 50 % du droit de prélèvement

Puits de la vallée de la Siagne

Trois puits à drains rayonnants (PDR) ont été construits dans la plaine de la Siagne pour soutenir les canaux du Loup et de la Siagne en été, ou en cas de défaillance de l’un d’entre eux.

A partir d’un puits central, qui descend entre 16 et 25 m, partent radialement des drains horizontaux équipés de crépines dans plusieurs directions. Ils permettent de prélever de l’eau dans la nappe alluviale (écoulement souterrain de la Siagne qui suit le cours du fleuve). Cette eau est naturellement filtrée à travers le lit sableux.

Ces puits sont implantés sur deux communes : Auribeau-sur-Siagne et Pégomas, en rive gauche de la Siagne. Ils sont en service depuis 1966.

La nappe alluviale de la Siagne peut être réalimentée en cas de besoin à partir des lâchers d’eau depuis le barrage de Saint Cassien.
Fort de l’expérience passée et plus particulièrement du problème survenu durant l’étiage 2005 qui a provoqué un assec de la Siagne, des mesures techniques ont été déployées par EDF, Lyonnaise des Eaux et le SICASIL pour optimiser la gestion de la réserve en eau du barrage de Saint Cassien.A présent, le soutien d’étiage à l’aval est parfaitement maîtrisé et optimisé. Les lâchers effectués au niveau du barrage de Tanneron sont en adéquation avec les besoins réels de production des PDR pour le respect du débit réservé du cours d’eau d’une part et le débit complémentaire nécessaire à l’exploitation des PDR.

DUP périmètres de protection des puits en 2006

Par arrêté préfectoral en date du 14 juin 2006, le syndicat a obtenu la déclaration d’utilité publique (DUP) des périmètres de protection des puits de captage de la nappe alluviale de la Siagne.En outre, cet arrêté modifie également le prélèvement auto-risé, qui s’élevait antérieurement à 1650 l/s, en le rabaissant à 1250 l/s compte tenu de l’obtention de nouveaux droits d’eau à partir du système Saint-Cassien en juillet 2001

Des prélèvements optimisés en 2006

Les prélèvements au niveau des PDR sont en baisse significative de prés de 27% par rapport à 2005.Cette diminution est en fait liée au mode de gestion des ressources qui a été adopté pour faire face à la rareté de l’eau. Il s’agissait d’économiser au maximum les ressources et de limiter le déstockage de la réserve de Saint Cassien. Ainsi les prélèvements ont préférentiellement été effectués sur la partie amont de la Siagne, privilégiant ainsi la production au niveau du site de l’Apié.

Réservoir de Saint Cassien

Le lac de Saint Cassien est une formidable réserve d’eau (soixante millions de m3). C’est en fait une retenue artifi-cielle qui reçoit les eaux du Biançon et celles dérivées de la Siagne, depuis la prise d’eau de Montauroux. La vocation de ce lac est triple :

  • la production d’électricité,
  • l’écrêtement des crues du Biançon,
  • l’alimentation en eau au profit des départements des Alpes-Maritimes et du Var, qui disposent respectivement de 10 millions de m3 mobilisables en période estivale.

Par arrêté préfectoral en date du 12 juillet 2001, le SICASIL a été autorisé à prélever dans la retenue de Tanneron. Cette prise d’eau est en service depuis septembre 2002 et alimente à hauteur de 660 l/s l’usine de l’Apié.

La période estivale 2006 a été marquée par un défaut de constitution de la réserve en eau dans le barrage de Saint Cassien au 1er juillet, en raison de l’absence de pluies printanières et de l’exploitation hydro-électrique du barrage.

En effet, la réserve constituée au 1er juillet 2006 n’était que de 8,15 millions de m3 à rapporter aux 10 millions de m3 théoriques disponibles pour les Alpes-Maritimes. La capacité réelle de prélèvement du syndicat s’élevait alors à 6,85 millions de m3, déduction faite du volume d’eau évaporé.

In fine, le syndicat et son délégataire ont mobilisé 4,45 millions de m3 dans la réserve en eau de Saint Cassien pendant l’été 2006. Ce qui laissait une marge de manœuvre de 2,4 millions de m3 encore disponibles

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Actualités


Le mardi 25 novembre
Signature de la convention de partenariat entre le syndicat et Fraternité Dogon, au SICASIL

Mardi 9 décembre 2008
Bureau syndical à 14h30 au SICASIL

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