
Le service dispose de cinq usines de production qui sont situées au delà même du territoire syndical.
Chaque usine présente un process adapté à la nature de l’eau prélevée, avec comme objectif unique : produire une eau de qualité sanitaire et gustative irréprochable. Toutes les usines sont équipées de dispositifs de neutralisation du chlore. Ces dispositifs apportent une sécurité complémentaire aux agents d’exploitation qui manipulent les bouteilles de chlore, aux riverains et à l’environnement local qui sont ainsi protégés des fuites accidentelles.
En 2006, ce sont 31,5 millions de m3 d’eau qui sont sortis des usines du syndicat, soit 1,44 % de moins qu’en 2005. Cette baisse de production est directement liée à la diminution de la consommation enregistrée en 2006.
Consultez l'avenant n°5
Sommaire
Usine de l'Apié
Usine de Saint Jacques
Usine de Châteauneuf
Usine de Nartassier
Usines d'Auribeau et de Pegomas
La production annuelle d'eau
La production du jour de pointe
Les réservoirs de stockage
L'usine de l'Apié se situe sur la commune de Peymeinade. Elle traite les eaux provenant du barrage de Saint Cassien. Son procédé de traitement est innovant et écologique. Il utilise des membranes d’ultrafiltration qui retiennent toutes les particules de taille inférieure à 0,01 micron. Sans subir de traitement chimique, l’eau est débarrassée de toutes ses impuretés et conserve ainsi ses qualités gustatives et nutritives. L’année 2006 marque l’achèvement d’une opération d’envergure, à l’initiative du syndicat qui a fait le choix de doubler la capacité de traitement de l’usine de l’Apié, consécutivement à l’obtention de droits d’eau complémentaires en 2001 au barrage de Saint Cassien.
L’usine d’ultrafiltration est à présent en mesure de produire 52 millions de litres d’eau potable par jour, et d'assurer la production de pointe à hauteur de 25 % des capacités du syndicat. L’extension de l’usine de l’Apié a été inaugurée le 15 juin 2006. L’usine de l’Apié a produit 2,78 millions de m3 en 2006, soit 1 fois et demie de plus qu’en 2005. Cette augmentation traduit bien la montée en puissance de l’utilisation de cette unité de traitement depuis la mise en service de la deuxième tranche de filtration.
L’usine de l’Apié a été sollicitée sur une période plus conséquente par rapport à l’année précédente (sept mois en 2006 contre quatre mois en 2005). En outre, le volume produit sur la période de pointe de production d’eau, de mai à septembre, présente une nette augmentation de plus de 50 % par rapport à l’année précédente.
L’usine de l’Apié confirme cette année encore son rôle majeur pour compléter la production d’eau pota-ble durant les périodes critiques résultant de la conjugaison de la sévérité des étiages et des pics de consommation liés à l’augmentation de la population en période estivale. Bâtie en 1973, l’usine de Saint Jacques est située à Grasse. Elle traite exclusivement de l’eau du canal de la Siagne. Elle a une capacité de traitement de 40 000 m3/jour.Le procédé de filtration est assuré en deux étapes : - une filtration sur sable
- une filtration sur charbon actif
La désinfection est effectuée par l’injection de chlore gazeux. En 2006, cette usine a produit 7,84 millions de m3 d’eau potable, soit 3,83% de moins qu’en 2005 Edifiée en 1966, l’usine est située sur la commune de Châteauneuf-de-Grasse, à 13 kilomètres à l’aval du captage de Bramafan. Elle traite uniquement l’eau du Loup.Cette usine assure l’étape de filtration du processus de traitement. L’eau simplement filtrée, emprunte ensuite le canal du Loup pour rejoindre l’usine de Nartassier où elle sera désinfectée à l’ozone. Une partie de l’eau traitée dans cette usine est destinée à la vente en gros. Après avoir été désinfectée au chlore, elle est livrée au réseau du Foulon.
En 2006, outre les 10,3 millions de m3 d’eau simplement filtrée qui ont poursuivi leur traitement à Nar-tassier, l’usine a produit 1,2 million de m3 destinés à la vente en gros. Construite en 1958, l’usine de Nartassier, implantée sur la commune de Mougins, comporte deux filières de traitement dont le process et la capacité de traitement sont adaptés à la nature des eaux acheminées respective-ment par les canaux de la Siagne et du Loup.
La filière Siagne est équipée d’une clarification par coagulation sur filtre, ozonation et chloration pour une capa-cité de traitement de 50 000 m3 d’eau potable par jour. La filière Loup a une capacité de traitement de 60 000 m3 d’eau potable par jour et comprend seulement une désinfection finale par ozonation et chloration. L’eau du canal du Loup est en effet filtrée en amont au niveau de l’usine de Châteauneuf située à Grasse.
Production 2006 :L’usine de Nartassier a produit 14,6 millions de m3 en 2006, soit 6% de plus qu’en 2005. Cette produc-tion se répartit en 4,6 millions de m3 pour la filière Siagne (31,4%) et 10 millions de m3 (68,6%) pour la filière Loup.
Consultez "Du charbon actif pour Nartassier" La station de pompage de Pégomas, construite en 1963, et celle d’Auribeau-sur-Siagne, construite en 1974 traitent l’eau prélevée par trois puits à drains rayonnants, dans la nappe d’accompagnement de la Siagne.
Le processus de traitement comprend uniquement l’étape de désinfection.
Les puits ont produit, en 2006, 5,1 millions de m3 d’eau potable, soit 4% de moins que l’année précédente. La production du jour de pointe, le 26 juillet 2006, est de 166 649 m3. La demande du jour de pointe 2006, si elle a été supérieure à celle de 2005, n’a pas atteint celle de la canicule 2003. Elle reste aussi inférieure à la capacité de production théorique de 242 000 m3/j, mais il faut garder à l’esprit que cette comparaison globale du besoin et de la capacité de production ne reflète pas la difficulté liée à la capacité réelle de production du milieu naturel qui, selon les estimations, serait seulement de 204 000 m3/j dans une période très sèche « type 1990 ».
Ainsi, dans le cas le plus défavorable, la réserve de production journalière disponible en pointe serait donc de 37 400 m3/j, en 2006, soit 18 % de la capacité de production globale. Cette situation « très confortable » est bien le résultat de la politique volontariste et résolument tournée vers l’avenir que le SICASIL mène depuis six ans pour se prémunir de toute pénurie d’eau Dans la continuité de sa politique d’anticipation des besoins et pour optimiser ses choix de programmation de travaux d’investissement et de renouvellement, le syndicat a engagé son schéma directeur d’eau pota-ble en 2005.Ce schéma directeur a pour principaux objectifs : - de réaliser une analyse prospective des besoins du syndicat et de vérifier l’adéquation des besoins par rapport aux ressources en eau disponibles,
- d’analyser le fonctionnement du système d’alimentation en eau potable en situation actuelle et future de besoins pour identifier d’éventuelles insuffisances sur le plan quantitatif et qualitatif,
- d’étudier la sécurisation du service en définissant des scénarii de crise envisageables et en vérifiant l’impact des différents scénarii sur le service d’eau potable.
In fine, le schéma directeur permettra au syndicat de disposer d’un programme d’actions et de travaux chiffré comprenant un échéancier de réalisation et une estimation de l’impact sur le prix de l’eau.Ce programme de travaux sera défini pour améliorer la qualité du service d’une part et pérenniser ce service dans la durée tout en garantissant les besoins en eau futurs. 
L’analyse du bilan besoins ressources a été réalisée sur trois niveaux territoriaux différents : - le périmètre des huit communes membres du syndicat ;
- le périmètre du syndicat et des ventes en gros ;
- l’ensemble du secteur ouest : 24 communes bénéficiant d’un droit d’eau du barrage de Saint Cassien (communes du SICASIL, du périmètre du Foulon, du SICCEA, Saint Vallier de Thiey, Mouans Sartoux, Roquefort les Pins, et Mande-lieu).
Le bilan besoins ressources est excédentaire en situation actuelle avec une marge de production de : - 27 % à l’échelle du périmètre des huit communes ;
- 14 % pour le périmètre du syndicat et des ventes en gros ;
- 11 % pour le secteur ouest. En situation future à l’horizon 2020, le bilan besoins ressources est encore excédentaire sur le périmètre des huit communes (marge de 10 à 12%).Par contre, le syndicat pourrait avoir à faire face à une situation déficitaire plus ou moins marquée de :
- 4 à 7 % pour satisfaire les besoins futurs à l’échelle du périmètre syndical et des ventes en gros ;
- 9 % pour le secteur ouest.
Les 40 réservoirs (59 cuves) permettent d’assurer une pression constante et une régulation de l’approvisionnement pendant les arrêts des unités de production et des stations de pompage.Ils totalisent 96 990 m³ de réserve, ce qui représente 55,2 % du jour de pointe enregistré en 2003 et 53 % de la pointe de l’année très sèche 1990, ce qui est globalement satisfaisant.
En 2006, des travaux de réhabilitation et de mise en conformité ont été réalisés sur le réservoir d’Impérial Bay, situé sur la commune de Théoule-sur-Mer. Les travaux ont consisté en la reprise d’étanchéité des cuves et des toitures, ainsi qu’au renouvellement des équipements de la chambre des vannes. Sa mise en service programmée courant 2007 permettra d’augmenter la capacité de réserve en pointe de l’étage de distribution de Théoule-sur-Mer de 300 m3.
En outre, le syndicat a engagé la construction du réservoir au niveau de la Croix des Gardes, dans le cadre de la réalisation du Programme d’Aménagement d’Ensemble (PAE) par la Ville de Cannes. Sa mise en service est également programmée pour 2007.
Le projet consistant en la réalisation d’un réservoir enterré de 1000 m3 sur un site naturel protégé a fait l’objet d’une enquête publique entre le 18 août et le 18 septembre 2006, à l’issue de laquelle le projet a reçu un avis favorable.
En six ans, les réserves du syndicat se seront renforcées de 10 % portant ainsi la capacité globale de stockage du syndicat à 98 290 m3, à l’horizon 2007 : - 6000 m3 à Ranguin sur la commune de Mougins (2005) ;
- 1000 m³ à Fontanelle sur la commune d’Auribeau (2005) ;
- 1000 m3 Croix des Gardes sur la commune de Cannes (en cours) ;
- 300 m3 Impérial Bay sur la commune de Théoule-sur-Mer (en cours).

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