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Les usines de production

Le service dispose de cinq usines de production qui sont disposées au-delà même du territoire syndical. Chaque usine présente un process adapté à la nature de l’eau prélevée, avec comme objectif unique : produire une eau de qualité sanitaire et gustative irréprochable. Toutes les usines sont équipées de dispositifs de neutralisation du chlore. Ces dispositifs apportent une sécurité complémentaire aux agents d’exploitation qui manipulent les bouteilles de chlore, aux riverains et à l’environnement local qui sont ainsi protégés des fuites accidentelles.

En 2010, ce sont 28,4 millions de m3 d’eau qui sont sortis des usines du syndicat, soit 0,5 % de moins qu’en 2009. Cette diminution de la production est liée au contexte hydrologique favorable rencontré durant l’année 2009.

Consultez l'avenant n°5

Sommaire

 Usine de l'Apié
 Usine de Saint Jacques
 Usine de Châteauneuf
 Usine de Nartassier
 Usines d'Auribeau et de Pegomas
 La production annuelle d'eau
 La production du jour de pointe
 Les réservoirs de stockage


Usine de l'Apié

L'usine de l'Apié se situe sur la commune de Peymeinade. Elle traite les eaux provenant du barrage de Saint Cassien. Son procédé de traitement est innovant et écologique. Il utilise des membranes d’ultrafiltration qui retiennent toutes les particules de taille inférieure à 0,01 micron. Sans subir de traitement chimique, l’eau est débarrassée de toutes ses impuretés et conserve ainsi ses qualités gustatives et nutritives. La capacité de traitement de l’usine a été doublée en 2006 portant ainsi la capacité nominale de 330 l/s à 660 l/s. La capacité de traitement de l’usine d’ultrafiltration s’élève à 52 millions de litres d’eau potable par jour. Cette usine assure la production de pointe à hauteur de 25 % des capacités du syndicat. L’usine de l’Apié a un rôle majeur pour compléter la production d’eau potable durant les périodes critiques résultant de la conjugaison de la sévérité des étiages et des pics de consommation liés à l’augmentation de la population en période estivale.

L’usine de l’Apié a produit, en 2010, 898 155 m3, soit plus de 50% par rapport à l’exercice 2009.

Usine de Nartassier

Construite en 1958, l’usine de Nartassier, implantée sur la commune de Mougins, comporte deux filières de traitement dont le process et la capacité de traitement sont adaptés à la nature des eaux acheminées respectivement par les canaux de la Siagne et du Loup. La filière Siagne est équipée d’une clarification par coagulation sur filtre, ozonation et chloration pour une capacité de traitement de 50 000 m3 d’eau potable par jour. La filière Loup a une capacité de traitement de 60 000 m3 d’eau potable par jour et comprend seulement une désinfection finale par ozonation et chloration. L’eau du canal du Loup est en effet filtrée en amont au niveau de l’usine de Châteauneuf située à Grasse.

Production 2010 : L’usine de Nartassier a produit 15,5 millions de m3 en 2010, soit 5% de moins qu’en 2009. Cette production se répartit en 5,9 millions de m3 pour la filière Siagne et 9,6 millions de m3 pour la filière Loup.

Usines d’Auribeau et de Pégomas

La station de pompage de Pégomas, construite en 1963, et celle d’Auribeau-sur-Siagne, construite en 1974 traitent l’eau prélevée par trois puits à drains rayonnants, dans la nappe d’accompagnement de la Siagne. Le processus de traitement comprend uniquement l’étape de désinfection. L’eau brute est, en effet, déjà filtrée par les alluvions de la Siagne avant leur captage. La désinfection est effectuée par l’injection de chlore gazeux.

En 2010, les puits ont produit 2,8 millions de m3 d’eau potable, soit 20 % de plus que l’année précédente.

La production annuelle d'eau

En 2010, les puits ont produit 2,8 millions de m3 d’eau potable, soit 20 % de plus que l’année précédente.

En pointe, la répartition de l’origine de l’eau est sensiblement différente avec une sollicitation qui s’élève à près de 33 % des ressources en eau du Loup et de 67 % de la Siagne.

La production du jour de pointe

La production du jour de pointe, le 29 juillet 2010 s’est élevée à 148 473 m3. La demande du jour de pointe 2010, est comparable à celle des deux années précédentes et traduit une situation hydrologique peu marquée par la sécheresse. Elle reste aussi très nettement inférieure à la capacité de production théorique de 242 000 m3/j. Toutefois, il faut garder à l’esprit que cette comparaison globale du besoin et de la capacité de production ne reflète pas la difficulté liée à la capacité réelle de production du milieu naturel qui, selon les estimations, serait seulement de 204 000 m3 dans une période très sèche « type 1990 ». Ainsi, dans le cas le plus défavorable, la réserve de production journalière disponible en pointe serait donc de 55 527 m3/j, en 2010, soit près de 30 % de la capacité de production globale. Cette situation « très confortable » est bien le résultat de la politique volontariste et résolument tournée vers l’avenir que le SICASIL mène depuis huit ans pour se prémunir de toute pénurie d’eau.

L’état du bilan besoins ressources du schéma directeur

L’analyse du bilan besoins ressources a été réalisée sur trois niveaux territoriaux différents :

  • le périmètre des huit communes membres du syndicat ;
  • le périmètre du syndicat et des ventes en gros ;
  • l’ensemble du secteur ouest : 24 communes bénéficiant d’un droit d’eau du barrage de Saint Cassien (communes du SICASIL, du périmètre du Foulon, du SICCEA, Saint Vallier de Thiey, Mouans Sartoux, Roquefort les Pins, et Mandelieu).

Le bilan besoins ressources est excédentaire en situation actuelle avec une marge de production de :

  • 27 % à l’échelle du périmètre des huit communes ;
  • 14 % pour le périmètre du syndicat et des ventes en gros ;
  • 11 % pour le secteur ouest. En situation future à l’horizon 2020, le bilan besoins ressources est encore excédentaire sur le périmètre des huit communes (marge de 10 à 12%).

Par contre, le syndicat pourrait avoir à faire face à une situation déficitaire plus ou moins marquée de :

  • 4 à 7 % pour satisfaire les besoins futurs à l’échelle du périmètre syndical et des ventes en gros ;
  • 9 % pour le secteur ouest.

Les réservoirs de stockage

Les 40 réservoirs (59 cuves) permettent d’assurer une pression constante et une régulation de l’approvisionnement pendant les arrêts des unités de production et des stations de pompage. En 2010, la capacité des réserves du syndicat s’élève à 98 290 m3. Cette capacité de stockage représente 56 % du jour de pointe enregistré en 2003 et 52 % de la pointe de l’année très sèche 1990, ce qui est globalement satisfaisant.

En neuf ans, les réserves du syndicat se sont renforcées de 10 % avec la réalisation de trois nouveaux ouvrages et la réhabilitation du réservoir d’Impérial Bay :

  • 6 000 m3 à Ranguin sur la commune de Mougins (2005) ;
  • 1 000 m3 à Fontanelle sur la commune d’Auribeau (2005) ;
  • 1 000 m3 à la Croix des Gardes sur la commune de Cannes (2007) ;
  • 300 m3 à Impérial Bay sur la commune de Théoule-sur-Mer (2007).

Actualités

Mise en service jeudi 22 décembre à midi d’une microcentrale hydroélectrique innovante du SICASIL Lire le communiqué

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